09/01/2007

la peur de la mort... d'un autre

Le 22 Septembre


Savez-vous ce que ça fait?
Quand on vous a dit des choses, et que vous les portez sur votre dos?
Qu'un geste malheureux de votre part puisse aboutir au geste, un peu trop malheureux peut-être, d'un autre?
Que faire, sinon se goinffrer de séries télévisées lobotomisantes...?



Car on ne peut pas s'empêcher de penser, à moins d'etre un roseau, ou un moine bouddhiste en méditation. Notre tête nous joue des tours, elle n'est pas domptable: quand on lui dit "arrête de penser à ça", elle se met automatiquement à y penser. Et inversément, quand on lui demande de réfléchir, elle ne réfléchit pas, elle pense au fait de devoir réfléchir.

Notre tête ne fait pas ce qu'on lui demande. Quand on veut oublier, elle se souvient. Elle se souvient que malgré cette série stupidifiante, le monde continue de tourner. Elle se souvient que malgré ce semblant de paix ressentie, d'autres vivent... ou meurent.

Mais elle ne se souvient pas qu'on ne peut rien y faire. On ne peut rien contre la vie, on ne peut rien contre la mort. Se culpabiliser pour tous les ovules non fécondés, pour tous les morts-nés, pour tous ceux qui sont partis trop tôt, ne sert à rien. La culpabilité ne rescucite pas les morts, fussent-ils physiquement vivants ou non. Elle ne sert au contraire qu'à tuer une personne de plus: vous-mêmes.



PS - ce dessin n'est pas de moi.

13:23 Écrit par Val dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amitie, suicide, culpabilite |  Facebook |